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Les aéronautes du Siège de Paris


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Documents sur les ballons montés
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Qui étaient ces valeureux aéronautes ?

On dispose malheureusement de très peu de documents accessibles concernant les aéronautes eux-mêmes, quelques-uns ont fait l'objet de reportages dans les journaux de l'époque, ou ont relaté leur voyage. D'autres étaient déjà connus du public comme le gymnaste Léopold Verrecke. Delamarne est un cas particulier, puisqu'il fut accusé d'espionnage au profit de la Prusse.
Pour la plupart, je me suis basé sur les comptes rendus de mission, recueillis par Steenackers et sur la presse (le Gaulois essentiellement).

Voici ce qu'en dit F.-F. Steenackers :


La Roncière Le Noury
L'Amiral La Roncière Le Noury

« Sur la proposition de l'Amiral La Roncière Le Noury, on recruta l'école aéronautique parmi les marins des forts ; habitués à tous les périls de la navigation, ils ne faisaient que changer d'élément et de milieu. Le personnel de cette école se composait de trente marins, renouvelés au fur et à mesure des départs et choisis parmi les plus intelligents et les plus courageux. En suivant les détails de la fabrication de l'aérostat, en opérant le gonflement et en assistant à tous les préparatifs accessoires de la construction et du départ, ils se trouvaient bien vite en état de diriger l'embarcation. Outre les trente marins, pilotes désignés des ascensions futures, le personnel des ateliers de la gare d'Orléans se composait encore de vingt douaniers chargés du séchage, du vernissage et du gonflement des aérostats, et en outre, de cent vingt ouvrières, occupées sans cesse à la couture des ballons. »

et, page 186 :
« Sur les 65 ballons sortis de Paris, pendant le siège, il y en a eu : 18 conduits par des aéronautes connaissant déjà le maniement du ballon ; 17 par des volontaires amateurs ; 30 par des marins.

Or, sur ces 30 ballons conduits par des marins, deux seulement, le Niepce, et le Jacquard, ont éprouvé des accidents graves.

J'en tire cette conclusion, que, si l'avenir réserve aux ballons un emploi utile dans l'armée, c'est dans le corps des marins qu'il faut prendre les équipes nécessaires pour cette nouvelle flotte. Ils ont donné la preuve de ce qu'ils pouvaient faire ; c'est à des hommes de cette intrépidité et de ce sang-froid qu'il faut confier le soin des aérostats.

Ce n'est pas, il n'est nul besoin de le dire, que je veuille déprécier les autres, les hommes du métier ou les amateurs. Tous ont fait également leur devoir, plus que leur devoir ; les volontaires surtout, s'il pouvait y avoir des degrés en pareille matière, mériteraient une note plus marquée dans l'éloge. Mais les marins ont cet avantage de connaître par expérience un élément qui a ses caprices comme l'air, et ils sont accoutumés, pour ainsi parler, à une autre atmosphère que celle de la terre. »

Liste des aéronautes (hors passagers)

(J'ai repris plusieurs orthographes dans les documents quand elles différaient selon mes sources).
Cliquez sur le nom pour plus de détails sur le ballon, le voyage, ou la photographie)


Portraits photographiques des aéronautes

Le Musée de l'Air et de l'Espace (cf. sources, dans la liste des ballons) possède deux clichés représentant quelques aéronautes, référencés MA3608 et MA3609.

Portraits d'aéronautes (Musée de l'Air et de l'Espace) Portraits d'aéronautes (Musée de l'Air et de l'Espace)
Légende des Portraits d'aéronautes (Musée de l'Air et de l'Espace) Légende des Portraits d'aéronautes (Musée de l'Air et de l'Espace)
© Musée de l'Air et de l'espace, tous droits réservés

Le monument à la gloire des aéronautes



Inauguration du Monument de Bartholdi

Monument de Bartholdi




(d'après LA POSTE A PARIS SOUS LA COMMUNE - pages 58 - 59 -, Léon Chamboissier)

(...)
Monument élevé aux aéronautes, aux héros des Postes et Télégraphes et des Chemins de fer du Siège de Paris (1870-1871)
Fig. 39. - Monument élevé aux aéronautes, aux héros des Postes et Télégraphes et des Chemins de fer du Siège de Paris (1870-1871)


La Ville de Paris, en 1874 (mercredi 18 novembre), sous la présidence de M. Vautrain et sur la proposition de M. de Hérédia vota la création d'une médaille commémorative qui devait être remise à chacun des aéronautes du siège de Paris. Le rapport disait que les aéronautes partis en province pendant le siège de Paris avec des missions officielles avaient rendu à la Patrie et à la ville assiégée les services les plus signalés. Il ajoutait que la ville ne pouvait que s'honorer en honorant un dévouement aussi exceptionnel, et en donnant un témoignage public de sa reconnaissance à des hommes qui, avec une abnégation admirable avaient risqué leur vie au service de leurs concitoyens.

Enfin à l'entrée du parc de Neuilly, il a été élevé par souscription publique aux aéronautes du siège de Paris un superbe monument. Il est dû à la tenacité et au beau talent du sculpteur Bartholdi mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre. (fig. 39.)
Le sujet principal montre la ville de Paris et ses défenseurs groupés autour d'une nacelle. il est surmonté d'un ballon qui, dans la pensée du statuaire, devait être en albâtre, éclairé la nuit par un puissant foyer électrique.

Cette partie du projet n'a pu être exécutée et le ballon, forcément un peu petit est en bronze très mince martelé et rivé pièce à pièce comme sont toutes les oeuvres géantes du même artiste : Le Lion de Belfort et la statue de la Liberté éclairant le monde à Brooklyn (Amérique).

Le socle du monument présente sur chacune de ses faces, les armoiries de la Ville de Paris, étreintes par les tentacules d'une immense pieuvre. Quatre stèles entourant le monument sont surmontées d'une couronne murale en bronze, sur laquelle s'ébat un couple gracieux de pigeons voyageurs (fig. 40).

Une des stèles du monument de Bartholdi
Fig- 40- - Une des stèles du monument de Bartholdi.


Il fut inauguré en mars 1906 et dédié à tous les héros des postes, du télégraphe et des chemins de fer. Car si tous les sacrifices faits n'ont pas eu de résultats immédiats, tous ont droit à cet hommage patriotique.

Et disons-le hautement, ces sacrifices n'ont pas été stériles. Ils étaient inspirés par le dévouement sans bornes à la Patrie en danger. Et c'est l'effort moral des sentiments généreux développés dans cette crise suprême qui a relevé si vite la France après sa défaite.

Les forces morales a-t-on dit souvent, sont le principal ressort qui soutient les hommes et les nations.





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Toussaint COPPOLANI
Toussaint COPPOLANI

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