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Ballon N° 61 : « Le Steenackers »
Caractéristiques Volume : 2000 m³
Aéronaute : Vibert (Ingénieur)
Date de départ Lundi 16 Janvier 1871 (120 ème jour du Siège)
Lieu de départ Gare du Nord
Heure de départ 7h
Date d'arrivée 16 Janvier 1871
Lieu d'arrivée
Hynd (Hollande, Zuydersée)
Heure d'arrivée 10h
Durée du vol 3h
Kilomètres parcourus 552 km
Passagers Gobron, Gustave Charles Alexis
Histoire « je ne puis assez louer le courage de MM. Vibert et Gobron, qui partaient, sachant qu'ils avaient sous leurs pieds, dans la nacelle, deux caisses de dynamite, destinées aux capsuleries militaires. Mais que dire de leur sang-froid, lorsqu'il fallut atterrir avec un matériel aussi brutal, que le moindre choc pouvait changer en volcan ? Le voyage de MM. Vibert et Gobron est un des faits les plus curieux de cette guerre, qui fit naître tant de dévouements, tant de courages.
Le Steenackers avait été frété par l'Administration centrale des lignes télégraphiques, et ce fut une de mes récompenses, de penser que les agents de mon service, avaient songé à moi pour lui servir de parrain.
Cet aérostat a fait un des voyages les plus rapides de la campagne, et sa descente fut doublement périlleuse.
Voici le récit de la traversée donnée par les voyageurs :
Au moment du départ, M. Vibert s'adressant à M. Dartois pour lui demander si le vent n'avait pas changé de direction depuis la veille, et si sa vitesse était toujours de cinq lieues par heure. M. Dartois lui répondit qu'il n'avait nullement à s'inquiéter à ce sujet, et il empaqueta les deux voyageurs pêle-mêle avec les caisses et les sacs de lest, sans envoyer le moindre ballon d'essai, sans donner la moindre instruction l'aérostier.
Pour éviter les quelques projectiles qui leur furent lancés par l'ennemi, aussitôt après le départ, M. Vibert dut jeter successivement plusieurs sacs de lest, et le ballon ne tarda pas à s'élever à une très grande hauteur, augmentée encore par l'effet de la dilatation du gaz aux premiers rayons du soleil levant. À 5,500 m, le baromètre se dérangea ; le ballon montait toujours. Mais la lourdeur que M. Gobron éprouvait dans la tête, et l'éloignement considérable des nuages, faisait présumer qu'on avait atteint environ 7,000 mètres.
M. Gobron insiste sur ce point ; il attribue à cette hauteur extraordinaire la rapidité avec laquelle s'est opéré le voyage.
À neuf heures, le temps s'éclaircit. La terre apparut. La boussole indiquait la direction des nuages et, par conséquent, celle du ballon. Celui-ci variait du nord au nord-est.
Vers 10 heures, M. Gobron crut apercevoir un horizon particulier et fit part de son observation à l'aérostier, sans l'engager toutefois à descendre. Comment supposer en effet qu'après seulement trois heures de voyage, on se trouve en vue de la mer du Nord. À dix heures un quart il n'y a pas de doute possible. C'est bien la mer ; elle est là. Il n'y a pas un instant à perdre.
MM. Gobron et Vibert se suspendent tous deux à la corde de la soupape ; le ballon commence à se dégonfler, mais il est toujours emporté vers la mer.
Arrivera-t-on à temps ?
On redouble d'efforts... Soudain la corde de l'appendice casse, et le ballon, formant parachute, est précipité avec une vitesse vertigineuse. M. Vibert ne perd pas son sang-froid.
Pendant que M. Gobron continue à tirer sur la soupape, d'un seul coup de couteau il tranche les cordes qui retiennent les ancres, à 800 m du sol.
Cet acte audacieux sauve les voyageurs ; le ballon se trouve subitement allégée d'un poids de 80 kilogrammes. Néanmoins le choc est terrible. M. Vibert jeté à terre reçoit sur la jambe une des caisses qui avaient été imprudemment posées sur les sacs de lest sans aucun lien pour les retenir.
Quant à moi, nous dit M. Gobron, cloué pour ainsi dire au fond de la nacelle, je rebondis avec elle et file droit vers les flots. Sentant tout le péril de la situation, je veux me jeter hors de la nacelle, mais je reste accroché par les pieds aux cordages, et je suis traîné sur la tête et sur les mains pendant 300 mètres.
Un effort désespéré, et je finis par me dégager.
Quand je repris connaissance, je vis la mer à dix mètres de moi... Le ballon avait disparu. Une demi-heure s'écoula. Des paysans, qui avaient semblé d'abord hésiter, s'approchèrent enfin. A notre grande satisfaction nous sûmes que nous étions tombés en pays neutre, en Hollande, à Hynd, village situé à cinq kilomètres de Harderwyt.
Nous reçûmes dans cette dernière ville, de la part des autorités, en accueil très bienveillant, très hospitalier. Le soir même, je partis pour Amsterdam, et j'appris là, de M. Vibert, resté à Harderwyt, que notre ballon avait été retrouvé par des marins dans une petite ville à six lieues de la côte. »
(F.-F. Steennackers)
Documents
Le 5 septembre, François-Frédéric Steenackers, député de la Haute-Marne est nommé Directeur Général des Télégraphes. Il aura un rôle décisif, comprenant rapidement le parti qui peut être tiré des pigeons voyageurs. Né en 1831, naturalisé français en 1869, il a joué un rôle important dans l éviction des Bonapartistes.
Le 5 septembre, François-Frédéric Steenackers, député de la Haute-Marne est nommé Directeur Général des Télégraphes. Il aura un rôle décisif, comprenant rapidement le parti qui peut être tiré des pigeons voyageurs. Né en 1831, naturalisé français en 1869, il a joué un rôle important dans l'éviction des Bonapartistes.
Biographie de M. Gustave GOBRON extraite du dictionnaire des députés (1789-1889) <br>
   Né le 15/06/1846 à BUZANCY (ARDENNES - FRANCE)     <br>
   Décédé le 27/09/1911 à WADIMONT (ARDENNES - FRANCE) <br>        
 ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DEPUTES  <br>
  18/10/1885 - 11/11/1889 : Ardennes  <br>  
    SENAT OU CHAMBRE DES PAIRS  <br>
  Sénateur : de 1907 à 1912 <br>
Biographie de M. Gustave GOBRON extraite du dictionnaire des députés (1789-1889)
Né le 15/06/1846 à BUZANCY (ARDENNES - FRANCE)
Décédé le 27/09/1911 à WADIMONT (ARDENNES - FRANCE)
ASSEMBLEE NATIONALE OU CHAMBRE DES DEPUTES
18/10/1885 - 11/11/1889 : Ardennes
SENAT OU CHAMBRE DES PAIRS
Sénateur : de 1907 à 1912
Plis transportés Pas de courrier, ni de plis confiés.


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Toussaint COPPOLANI
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