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La Commune : Sommaire![]() IntroductionA la suite de la défaite de la guerre de 1870 contre la Prusse , le peuple de Paris souffre de sous-alimentation depuis 5 mois déjà. Beaucoup d'entre eux, désespérés se tournent vers la boisson, on constate une augmentation de plus de 400 % de la consommation d'absinthe. Le Capitulation de Jules Favre, le 29 janvier laisse un goût d'amertume et la Garde Nationale s'en indigne.La suppression de la solde de ces gardes, pour la plupart des ouvriers mobilisés, conjuguée à la fin du moratoire pour les effets de commerce et les loyers met les ouvriers dans une situation difficile les obligeant à règler immédiatement leurs dettes et leurs loyers impayés alors qu'ils sont sans ressources. Le 17 Février, àVersailles, Thiers forme un gouvernement d'union nationale. Les idées révolutionnaires sont relayées par la grande liberté de la presse et par une multitude de clubs. Cette propagande inquiète Bismarck qui craint un développement rapide de ces idées en Europe et pousse le gouvernement de Thiers à écraser le mouvement armé populaire. Dès le 26 Février, Thiers exige la restitution des canons de Montmartre. ![]() Adolphe Thiers Du 18 mars au 21 mai, Thiers a décidé d'occuper militairement Paris et de récupérer les canons parqués à Montmartre. ![]() Les canons de Montmartre Une insurrection éclate. Deux généraux Lecomte et Thomas sont fusillés. La commune est décretée officiellement le 28 mars. ![]() Elle forme un gouvernement indépendant de 40 membres. Face au gouvernement dirigé par Thiers à Versailles, le Conseil de la commune prend le drapeau rouge comme symbole et élabore un programme d'urgence. Parmi ces dispositions, le gouvernement nomme une commission d'artistes pour sauver les oeuvres d'art les Musées et le monuments. Gustave Courbet est élu Président de cette commission, ![]() Gustave Courbet Il en profite pour supprimer l'Académie des Beaux-Arts de ses salons et de ses écoles. Il propose aussi de détruire la colonne Vendôme, surmontée d'un Napoléon 1er -en César couronné de lauriers- symbole du Bonapartisme. ![]() La destruction de la colonne Vendôme Pour plus de détails, voir La Destruction de la colonne Vendôme Le 16 mai 1871 Le 11 mai 1871 , profondément marqué par l'exécution sommaire de son ami Gustave Chaudey, il donne sa démission. Courbet fut arrêté le 7 Juin dans la maison d'un ami et emprisonné à Versailles. Transféré de prison en prison, il fut jugé et condamné à une peine de six mois. Retourné à Ornans, sa ville natale, il se remit à peindre, mais ses toiles furent systématiquement refusées, notamment par Meissonnier , qui déclarait que désormais il fallait le "considérer comme mort".. Courbet à Sainte -Pélagie Pour terminer avec les ennuis de Courbet, l'Assemblée Nationale vota un décret rendant le peintre responsable de la destruction de la colonne Vendôme et exigeant le remboursement des frais de restauration (323 091 F). On fit circuler des photographies truquées (déjà à l'époque !) montrant Courbet serrant la main des destructeurs. Devant la saisie de ses biens, Courbet ne put que s'enfuir en Suisse, où après des tracasseries administratives (les Suisses ne voulaient pas accueillir un communard), il se réfugia à La Tour-de-Peilz près de Vevey. Courbet ne fut pas le seul à avoir des ennuis pendant la Commune, Renoir,était en train de peindre sur les bords de la Seine lorsque des communards le prirent pour un espion des Versaillais et entreprirent de le jeter à l'eau. Il ne dut son salut qu'à son ami Raoul Rigault, un jeune réfugié qu'il avait autrefois accueilli et caché dans la forêt de Fontainebleau. Avril 1871Le 2 avril commencent les hostilités avec les troupes versaillaises. Après une première défaite à Courbevoie, les insurgés se replient sur Paris. ![]() Des barricades sont dressées et des combats de rues s'engagent un peu partout. Jusqu'au 21 mai, date de l'entrée des Versaillais dans Paris (par la Porte de Saint-Cloud) , les combats font rage en laissant à terre de nombreuses victimes. ![]() Paris à feu et à sang Le 27 mai, les fédérés sont fusillés au cimetière du Père-Lachaise au tristement célèbre Mur des fédérés ![]() Le 28 mai débute La semaine sanglante : le Maréchal Mac-Mahon avec moins de 1000 soldats fait exécuter sans jugement plus de 20 000 sympathisants de la Commune. ![]() ![]() La guerre civile est terminée : Thiers surnommé "le sanguinaire" annonce la victoire des Versaillais. 13 000 "communards" seront déportés (dont Louise Michel).
![]() Louise Michel Dans Paris, les dégâts sont considérables. ![]() ![]() La rue de Rivoli et l'Hôtel de Ville ![]() La commune, Aquarelle de Pils Le 2 Juillet, les élections confirment l'avantage des républicains. Les conséquencesLes provinciaux considèreront les parisiens comme de dangereux anarchistes et ce, jusqu'à l'aube de la Première Guerre Mondiale. L'état de siège y sera maintenu jusqu'en 1876, les journaux étaient soumis à autorisation préalable, les théâtres censurés, le couvre-feu proclamé pour les cafés et restaurants. Jusqu'en 1977 Paris fut doté d'un régime spécial et n'aura plus de Maire. Les conséquences économiques sont terribles : plus de 50% des artisans ont disparu. |
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