Timbres Magazine mai 2013

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Numéro 145 - Mai 2013 ÉDITORIAL : Le dessous des timbres : les Malouines.
Il a été fortement question ces temps derniers d'un bout du monde qui fut français : les Malouines.
Le décès le 8?avril de Margaret Thatcher y est pour quelque chose tout comme le référendum d'autodétermination de mars dernier.
Le timbre montrant Port Louis est là pour nous rappeler que ces îles ont été notamment françaises.
C'est Louis Antoine de Bougainville qui est à l'origine de l'installation d'une petite colonie en 1763-64. A l'époque,
le pouvoir avait pour préoccupation de trouver des terres pour les réfugiés canadiens et acadiens mais également d'établir
des stations navales tant pour les pêcheurs que pour le transport maritime. Mais il fallut compter sur la présence des Anglais
tout comme celle des Espagnols, lesquels protestèrent contre cette occupation proche de leur empire colonial et tout
particulièrement de l'Argentine. Bougainville se chargera d'organiser quelques années plus tard l'évacuation et proposera
habilement – pour sauver la face – de réaliser un tour du monde, qui aura un grand retentissement.
Les Malouines et leurs dépendances deviennent britanniques en 1833, malgré l'opposition des Argentins.
Les premiers timbres des Malouines appelées Falkland par les Anglais (du nom du trésorier de la Marine, Anthony
Cary vicomte de Falkland) sont émis en 1878.
De 1909 à 1946, certaines valeurs servent à l'affranchissement du courrier en Géorgie du Sud, aux Shetland du Sud,
aux Orcades, aux Sandwich et à la terre de Graham. Les dépendances des Malouines – sans entrer dans le détail – disposeront
ensuite et à certaines époques de leurs propres timbres, tout comme le Territoire de l'Antarctique britannique à partir de 1963.
De beaux timbres, souvent abordables dont les émissions existent aussi pour rappeler au reste du monde que ces terres sont
britanniques.
En couverture : les timbres du Togo allemand.Dernier volet de l'éphémère univers de la philatélie des colonies allemandes.
Entiers : le Concorde et l'aérogramme convolent. Ils sont nés presque en même temps et ont été mis à la retraite la même
année. Ils ont volé durant la même période et, sans jeu de mots facile, Ils ont même convolé. En effet, dès le départ La Poste a marié le Concorde
et l'aérogramme, l'avion supersonique, fleuron de la technologie franco-britannique, figurant en tant que timbre imprimé sur un entier d'un genre
nouveau en France, exclusivement réservé à la poste aérienne. Leur vie commune d'abord, puis en simultané après divorce, a duré un peu plus de 30 ans
Spécialité : les etiquettes apposées sur les bulletins d'expédition de colis postaux en Alsace et en Moselle (1919-1940).
On connait la spécificité des affranchissements des trois départements de l'Est qui fait les délices des philatélistes mais il ne faudrait pas oublier
les étiquettes qui ornent les bulletins d'expédition des colis postaux: étiquettes d'enregistrement, de port dû, par exprès, contreremboursement, ...
qui méritent toutes l'intérêt des collectionneurs spécialisés.
Histoire postale : vers l'Extrême-Orient (2e partie). La ligne d'Extrême-Orient Messageries Maritimes et son service
colonial annexe constituent un lien essentiel entre la France et ses intérêts en Chine et en Indochine, transportant passagers, courrier et colis.
Thématique : des volcans si prodigues I. Une éruption volcanique est en général perçue comme une catastrophe naturelle.
C'est bien sûr fréquemment le cas, mais il ne faut pas oublier pour autant les bienfaits des volcans: créateurs de sols fertiles issus de l'altération
des cendres; fournisseurs de matériaux d'excellente qualité pour la construction et la sculpture; principales sources d'or, de cuivre et de diamants ;
réservoirs inépuisables d'énergie géothermique renouvelable et peu coûteuse, ainsi que d'eau chaude ; et enfin sites touristiques naturels de premier plan.
Evasion : Le 4L Trophy au Maroc. Cette année, des professionnels de la philatélie, dont Timbres magazine, ont sponsorisé Gérôme
Olivier (19 ans) et Hugo Icard (20 ans) afin qu'ils participent à cette compétition. Leur bonne vieille Renault a affronté désert et malgré quelques
problèmes mécaniques, ils sont arrivés à bon port. Voici le récit de leur aventure.
Collection : quand les "timbres" font des timbres. Après vous avoir emmenés au Brésil, en Uruguay, en Argentine, en Suède...
après vous avoir montré les conséquences assez spectaculaires sur le plan postal de l'hyperinflation de 1946 en Hongrie, après être parti avec vous
en vacances en évoquant des timbres pour touristes ou de la poste des hotels en Suisse et en Roumanie, je vais aujourd'hui vous parler de timbres
fabriqués dans des circonstances assez chahutées, avec des outils pas vraiment faits pour cela et connus à quelques exemplaires seulement. Ces timbres,
car ce sont indéniablement des timbres, ont été fabriqués... avec des timbres.
Nations-unies : les timbres des Nations-unies : un projet philtalélique international. Les Nations-unies constituent certainement
l'organisation mondiale la plus célèbre et la plus prestigieuse sur notre planète. Respectée et admirée pour les missions diverses qu'elle accomplit
dans les zones les plus agitées du globe, I'ONU dispose d'une philatélie propre, qui rend hommage à ses multiples missions sur le terrain. Et, si ses
timbres se veulent universels et apolitiques, ils endossent pourtant un rôle capital dans la propagande de l'ONU sur la scène internationale.
Chronique : quand il manquait 5 centimes. A l'époque des lettres en port dû et port payé ce dernier mode d'expédition était
recommandé dans les relations mondaines. C'était une façon élégante et flatteuse de créditer le destinataire d'une fortune largement suffisante pour
ne pas être égratignée par le paiement du port de la lettre qu'il recevait. Le 1er janvier 1849 apparaît le timbre-poste qui ne va pas supprimer
toutes les habitudes. C'est alors que la poste constate le non affranchissement d'une part importante du courrier.
Carte postales : Steinlen, un maître du dessin et de l'affiche. Alexandre Théophile Steinlen aimait les chats qui le lui
rendaient bien. Il les aima toute sa vie. C'est grâce à eux qu'il connut sa première notoriété lorsque, avec brio, il dessina des félins pour le
cabaret du « Chat Noir » de Rodolphe Salis. Il apporta par la suite une contribution continue à l'illustratio des chansons de Bruant, le
chansonnier montmartrois.
Marcophilie : l'estampille pour l'insuffisance.
Carnets : ces timbres et carnets qui seront aux abonnées absents. Si vous vous êtes consciencieusement abonné à Phil@poste,
vous allez voir que l'adhésion à un club philatélique et la lecture de votre mensuel préféré restent indispensables à l'exhaustivité de votre collection,
particulièrement de carnets français et de timbres de Monaco et des T.O.M. Il est temps d'ouvrir vos albums pour vérifier qu'il ne vous manque pas 1 ou 2 items.
Rencontre : Gérard Gomez "tordre le cou au conformisme et à la morosité". Depuis peu retraité, Cérard Gomez est passionné depuis
l'enfance. La persistance de sa passion, qui s'est orientée vers les vignettes expérimentales et les carnets, vient d'un plaisir dont il nous a décrit
la profondeur avec éloquence et que nous souhaitions vous faire entrevoir.
La pièce en question : une lettre de Constantinople pour Naples en 1870.
Décryptage : paquet-poste familial de Bangui. Alors que son rôle de siège de la France Libre avait placé l'AEF au cœur de
l'Empire, le retour à la paix la renvoie à la périphérie avec une desserte postale précaire.
Socrate a parlé : Savoir où l'on va. En ces temps de difficultés économiques, rien de mieux que de
savoir où l'on va concernant nos achats de timbres. Quelques lecteurs m'ont récemment demandé ce qu'ils pouvaient choisir
comme nouvelle collection, un tant soit peu originale, abordable, avec l'optique d'avoir une idée assez précise de ce qui
en leur coûterait. Difficile d'y répondre, tant vos goûts sont divers. Les collections qui offrent cet avantage sont par
définition « finies », déterminées dans le temps.
Deux exemples me sont venus à l'esprit. La première collection à laquelle j'ai pensé, c'est celle des timbres libellés
en francs français avec de toutes petites faciales. Vous pourrez notamment vous intéresser aux tarifs des journaux et
imprimés qui virent, par exemple, l'apparition en décembre 1919 de Blanc surchargés à 1/2 centime pour la France et l'Algérie.
En cherchant toujours, vous trouverez un grand nombre de Semeuse, Mercure mais également des Blason avec de faibles faciales.
Vous pourrez ainsi vous pencher sur les tarifs mais aussi sur les timbres des ex-colonies.
La seconde collection à laquelle j'ai pensé, c'est celle qui consiste à collectionner un timbre ou plusieurs par pays qui n'existe plus. Si le monde entier vous paraît trop vaste, n'hésitez pas à vous limiter à une ou plusieurs zones géographiques.
C'est du reste le conseil que je serai tenté de vous donner si vous souhaitez vous attaquer à cette intéressante thématique.
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