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Timbres Magazine
septembre   2018

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Numéro 203 - Septembre 2018 ÉDITORIAL : Histoires de prince et de président
Le 19 juillet restera une date marquante dans l'histoire de la philatélie. Les Cérémonies de dévoilement de la nouvelle Marianne organisées par Gilles Livchitz et sec équipes de Phil@poste ont été un succès. Obtenir l'implication durant une demi-jour née du chef de l'État pour évoquer le timbre relevait pourtant de la gageure. En tant que provincial, j'ai particulièrement apprécié que cet événement se déroule à Périgueux et la commune toute proche de Boulazac. Nous étions loin des salons parisiens mais dans la rue où la nouvelle effigie s'expose de façon durable puis à l'imprimerie des timbres-poste en milieu industriel, là où l'on entend le bruit des rotatives, on sent les odeurs d'encre. La Marianne est le timbre que connaissent tous les Français et lorsqu'il raconte une belle histoire, il y a toutes les chances que nos concitoyens se l'approprient. Une Marianne issue de l'Art urbain ou "Street art" s'avère une excellente idée et la volonté du président de la République de s'adresser aux jeunes n'a échappé à personne.
Est-ce une idée neuve pour autant? Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réponse est non. L'idée de consacrer un timbre à cet art - et pourquoi pas une Marianne - vient d'une personne dont la famille a marqué la philatélie classique! Le prince Charles Napoléon - que je connais de longue date et qui m'a toujours surpris par son avantgardisme - l'a évoqué dans une interview donnée à Timbroscopie en 1996. « Je ne suis pas philatéliste moi-même, je ne transmettrai donc pas ce virus à mon fils, qui a neuf ans...et j'aimerais tout de même qu 'il l'attrape, pour la quantité d'informations que peuvent véhiculer les timbres, notamment au niveau de l'histoire contemporaine. Mais il y a autre chose encore, une réflexion que je me suis faite lorsque je travaillais à l'Aménagement du Territoire où je me suis intéressé aux problèmes des grands ensembles des banlieues. On y voit aussi des jeunes qui expriment des valeurs et des aspirations qui bousculent nos certitudes, mais qui portent une partie de notre avenir commun. Pourquoi ne leur proposerait-on pas le timbre comme moyen d'expression ? Pourquoi ne leur demanderait-on pas de choisir et de dessiner eux-mêmes des timbres? Ils mettraient des "tags" et des graffitis qui fleuriraient le coin de certaines enveloppes à moindre frais que sur les murs de nos villes ! Mais je sais qu'ils seraient heureux de coller ces timbres-là sur leurs enveloppes. Et l'on ne peut pas nier qu'il s'agit là d'une forme d'expression de notre culture contemporaine, qu'on l'aime ou ne l'aime pas. »
Ce descendant de Jérôme, roi de Westphalie frère cadet de Napoléon 1er me lâcha en aparté: « Tu sais Gauthier, le timbre doit être le reflet de son époque. Cet art deviendra incontournable dans quelques années et je fais le pari avec toi qu'il aura un timbre on ne peut plus officiel ». Il pensait déjà à une Marianne. Il fallait être visionnaire pour tenir de tels propos il y a 22 ans. Sans être l'âge de la pierre, rappelons-nous tout de même qu'en 1996 l'Internet grand public n'existait pas, pas davantage les téléphones portables, que le franc avait encore cours et j'en passe. Tout s'est ensuite accéléré à une vitesse hallucinante et l'Art urbain a obtenu au fil des années une reconnaissance. Il s'expose au Grand Palais dès 2009 à Paris mais aussi à la Fondation Cartier pour l'art contemporain, plus tard au Musée de La Poste sans être limitatif. On relira aussi avec intérêt l'interview passionnante de C215 réalisée par Pierre Jullien dans notre livraison de juin dernier.
Entre le prince et le président, il y a donc convergence de vues. Une histoire finalement de prince-président qui nous renvoie aux riches heures de la philatélie classique! Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente rentrée.
(Gauthier Toulemonde)

Concours Presse junior
Organisé par l'Adphile, le Clemi Paris et Timbres magazine, la remise des prix s'est tenue le 14 juin dernier à l'Auditorium du journal Le Monde. Retour en images sur cet événement qui a réuni 120 enfants et une quarantaine d'adultes.
Le timbre au coeur de l'actualité
Entretien avec Gille Livchitz, Directeur de Phil@poste.
Une Marianne résolument féminine
Le jeudi 19 juillet dernier, à Périgueux, Emmanuel Macron a dévoilé sa Marianne engagée. Retour sur cette journée exceptionnelle, riche en émotions où le timbre était à l'honneur.
Les timbres de Poste Aérienne de 1954 : le destin d'une série mal aimée
Les timbres et documents liés à l'Aéropostale font l'objet d'une collection dédiée, prisée par de nombreux philatélistes, friands des rebondissements de l'histoire du transport du courrier par voie aérienne. Et collectionner les timbres de Poste aérienne, surtout après la guerre, est très accessible car les cotes sont presque toujours abordables. Mais quelques émissions échappent à cette règle, notamment la série de quatre timbres sortie en 1954. Mal aimée, boudée, boycottée même par certains, cette série n'a pas eu le succès escompté, ce qui explique sa rareté et sa cote élevée aujourd'hui, tant en neuf qu'en oblitéré. Retour sur les raisons de cette infortuné.
Du Kamerun au Cameroun
Depuis 2016, le Cameroun fait face à un mouvement séparatiste anglophone qui revendique la création de la république d'Ambazonie. Des faits méconnus liés à la constitution mouvementée du Cameroun. Elle est retracée au travers de la collection de timbres classiques, semi-modernes émis par les puissances coloniales de l'époque : l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France. Une histoire postale riche, de grosses valeurs, de nombreuses surcharges, le Cameroun mérite toute votre attention.
Depuis 70 ans, les casques bleus oeuvrent pour la paix
Le ler juin 2018, l'Organisation des Nations Unies (ONU) a célébré, lors d'une cérémonie spéciale à Genève, le 70e anniversaire des activités de maintien de la paix par ses « casques bleus ». Depuis 1948, les observateurs et les casques bleus des Nations Unies ont été envoyés dans un grand nombre de pays, dans le but d'instaurer ou de maintenir la paix. Le courrier envoyé par ces « soldats de la paix » constitue évidemment une thématique d'histoire postale très intéressante.
Canada : quand les saisons dictaient les routes postales maritimes...
Si l'essentiel du courrier qui traverse l'Atlantique-nord au milieu du XIXe siècle, à l'image des flux d'émigrants européens, est dirigé vers les Etats-Unis, le Canada constitue une destination qu'il ne faut pas pour autant négliger. La décision de desservir directement ce territoire encore sous tutelle britannique lance, en 1851, une ambitieuse entreprise qui allait devoir s'affranchir de la contrainte des distances à parcourir mais aussi, et surtout, des conditions climatiques et météorologiques.
Quand les marges font date
Dans la famille des entiers postaux, la carte postale a le privilège d'être la plus ancienne dont le premier modèle a été émis le 1er juin 1878. Au cours de sa longue durée de vie, elle a subi de multiples changements que ce soit dans la présentation ou la fabrication. Après la généralisation de la taille-douce pour la fabrication des timbres à usage courant dans le début des années 60, on en vint à utiliser cet outillage plus tardivement pour l'impression des cartes postales. La première imprimée sur une rotative TD 6 fut la carte postale JUVAROUEN 1976 émise le 27 avril 1976.
Le raid aérien France-Madagascar du lieutenant Person (11 au 26 juillet 1942)
En 1942 la question des liaisons aériennes entre la France de Vichy et Madagascar est sensible : courriers et ravitaillements en dépendent. Dans ce contexte, plusieurs tentatives ont lieu avec plus ou moins de succès.
La révolution de Lénine
Il y a un siècle la Russie en proie à sa révolution bolchevique signe une paix séparée avec l'Allemagne et connait sous l'impulsion de Lénine de profonds changements. Au plan international, les cartes sont rebattues qui aboutissent en 1922 à la création de l'URSS.
En regardant d'un peu plus près nos petits bleus sur lettres
Ces lettres, ornées de timbres bleus, retiennent peu l'attention. Elles présentent pourtant un certain intérêt. On les trouve encore dans des boîtes de « tout venant ». Dans quelques années il s'agira probablement des mêmes anomalies, mais appliquées aux timbres actuels. Alors profitons encore de nos anciens petits timbres.
Bonjour Monsieur Mucha
L'oeuvre graphique d'Alphonse Mucha exerce sur les amateurs d'art et les collectionneurs une fascination qui ne s'est jamais émoussée. Elle va se manifester prochainement à l'occasion d'une exposition à Paris, au Musée du Luxembourg. Les amateurs de cartes postales artistiques ont depuis toujours été associés à cet engouement pour le créateur tchèque que Paris a vu naître à la célébrité en 1894 grâce à la représentation de la pièce « Gismonda » de Victorien Sardou. Sarah Bernhardt en était la vedette au théâtre de la Renaissance. C'est elle qui lança Mucha en lui confiant le 24 décembre 1894 la réalisation de son affiche. Un contrat les associe pour une collaboration de six années. La célébrité et la fortune de Mucha sont assurées.
La chronique de Socrate : Comment j'ai conservé mon enthousiasme
Dernièrement j'ai reçu à dîner un ami collectionneur, profitant de la fraîcheur toute relative de la soirée. Ancien cardiologue, à présent retraité, il aime la précision. Une qualité qu'il a mise au service de ses patients et comme l'on s'en doute également de sa collection. Notre homme n'est pas un grand farceur, d'un naturel plutôt austère et très observateur. Bien qu'il n'exerce plus, il me scrute toujours du regard, non il m'ausculte, m'interrogeant également sur mon hygiène de vie. Pour être tout à fait sincère, il est parfois assommant avec ses reproches à répétition et autres recommandations. Quand comprendra-t-il que je ne l'invite pas pour cela! Le bon vin aidant, notre taiseux est devenu bavard en évoquant sa collection. Il faut dire que son ampleur lui permet en effet d'en parler des heures, voire des jours entiers. Grand spécialiste des colonies françaises, il possède des pièces exceptionnelles et des connaissances impressionnantes. Il ne fait partie d'aucun club, il est du genre « loup solitaire ». J'ai eu le droit à une consultation, non médicale mais philatélique car il avait apporté quelques-uns de ses albums d'lndochine. Il est particulièrement avancé, possédant quelques lettres exceptionnelles. Certaines pièces doivent valoir une petite fortune mais ancien cardiologue je ne m'inquiète pas pour lui, d'autant que les seules dépenses qu'il s'accorde sont réservées à la philatélie. Il paraît que les prix ont considérablement baissé ces dix dernières années, ce qui ne me convainc qu'à moitié lorsque je regarde les résultats des ventes sur offres. Au bout d'une heure et demie, après avoir commenté avec bonne humeur quelques plis, il s'arrête brutalement. « Pour tout t'avouer mon cher Socrate, j'ai tellement de pièces, je me suis tellement spécialisé à l'extrême que je trouve pratiquement plus rien. » Je lui réponds aussitôt : « Mais alors que fais-tu, tu as démarré une autre collection ? ». Son visage s'assombrit, je lui sers un généreux verre de mon délicieux rosé de Provence pour que notre homme bien pudique poursuive. « Si je suis venu te voir, c'est parce que je m'ennuie. Non que le timbre ne m'intéresse plus mais j'ai tout. Quant à m'aventurer sur d'autres chemins, vu mon âge il est trop tard [il n'a que 79 ans]. Pour tout t'avouer, c'est le grand vide, plus envie de rien. » ajoute-t-il la gorge serrée.
Une chose me fait tout de même plaisir, il vient en consultation ; cette fois c'est moi qui joue au docteur, au psy. « Tu me connais depuis longtemps tout comme ma collection qui n'a pas de secret pour toi. Comme tu le sais, j'ai toujours privilégié l'éclectisme, les coups de cœur, je ne suis complet dans pratiquement aucune de mes collections. Comme tu le sais aussi, je ne roule pas sur l'or ce qui limite mes achats mais n'altère en rien mon enthousiasme. Ma collection de France par exemple s'illustre par quelques très belles pièces de la période classique même si je suis nettement plus fourni en semi-modernes avec qui plus est de superbes variétés. Quant aux modernes, je ne suis plus réservataire depuis 2001, j'achète ponctuellement ce qui me plaît et notamment des timbres gravés. Les trous dans ma collection ne me démoralisent aucunement Comme toi, les anciennes colonies françaises me passionnent et tout particulièrement l'Afrique. C'est compliqué, je lis énormément à ce sujet et je m'amuse beaucoup. Tout ce que j'achète est de qualité parfaite et donc ma progéniture vendra facilement. Dès que je ressens le début d'une forme de lassitude, j'attaque quelque chose de nouveau. N'imagine pas que tu es le seul à te poser ce genre de questions, à te dire que tu vas tout arrêter. Beaucoup de philatélistes s'interrogent régulièrement et surtout les gens comme toi qui n'ont pratiquement aucun contact avec d'autres collectionneurs. Tiens mon fils est muté à Singapour, je me suis dit que j'allais mettre le nez dans cette ancienne colonie britannique. Elle n'est pas bien loin de tes centres d'intérêt, ça te dirait de t'y intéresser avec moi ? »
L'ancien cardiologue décroche un sourire, ce qui signifie qu'il acquiesce. Le pari est gagné, j'ai soigné le toubib de sa lente torpeur. Je lui demande de stoper, ce qu'il fait. « Je comprends à présent mon cher Socrate pourquoi tu es toujours de bonne humeur, enthousiaste. Je devenais un vieux c...grâce à toi je me sens rajeunir. Combien te dois-je pour la consultation? ». Je lui réponds tout de go un beau classique des « Straits Settlements », ces fameux Etablissements des Détroits, protectorat de Malacca. Au départ de cet ami collectionneur, mon esprit vagabonde déjà, un nouveau voyage va commencer comme seule la platélie peut nous en offrir.

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