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Luc-Olivier Merson : Saint-Louis


portrait de luc-olivier merson
Luc-Olivier Merson (1846-1920)
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Luc Olivier  Merson : Saint Louis fait ouvrir les geôles du Royaume, 1877

Luc Olivier Merson : Saint Louis fait ouvrir les geôles du Royaume, 1877

Critique de Gustave Larroumet

  L'histoire et la vérité remplissent la série d'oeuvres où Olivier Merson montre par les côtés touchants ou amusants, d'une noblesse calme ou d'une grâce attendrie, ce moyen âge dont Jean-Paul Laurens se réserve les côtés terribles. Pour la galerie de Saint-Louis, au Palais, il a peint le saint roi, faisant grâce et justice, ouvrant, à son avènement, les geôles du royaume et envoyant au supplice Enguerrand de Coucy.


Saint-Louis en 1226 et 1259, diptyque commandé pour orner la Galerie "Saint Louis" de la Cour de Cassation au Palais de Justice de Paris (Saint Louis fait ouvrir les portes des geôles et Saint Louis condamne le Sire Enguerrand de Coucy). Tableaux exposés au Salon de 1877.
Extrait du magasin pittoresque

LE PROCÈS D'ENGUERRAND DE COUCI.

Nous avons déjà raconté (t. XXI. P. 229) le procès d'Enguerrand de Couci. Trois jeunes écoliers, poursuivant des lapins à coups de flèches étaient entrés dans les bois de Couci. Ils furent arrêtés, et Enguerrand, sans même vouloir les entendre, les condamna à être pendus (1259).
Saint Louis fit citer le sire de Couci devant sa cour au parlement. En vain Enguerrand prétendit qu'il avait le droit d'être jugé par les pairs de France.
Arrêté sur l'ordre du roi, il fut enfermé à la tour du Louvre, et les grandes assises furent convoquées. Les barons qui en faisaient partie, la plupart amis ,quelques-uns parents d'Enguerrand, refusèrent de se prononcer, "disant qu'ils ne pouvaient porter sentence contre leur proche." Ils supplièrent le roi de permettre au coupable de "racheter sa vie" Alors saint Louis, se tournant vers le sire de Couci, qui était à genoux, devant lui : " Enguerrand, si je croyais que Dieu demandât de moi de vous traiter comme vous avez traité ces trois innocents, tout ce que vous avez de parents ne pourrait vous faire éviter une mort bonteuse, car vous l'avez bien méritée. Je ne considérerais ni Votre naissance, ni le nombre et le pouvoir de vos amis et vos parents " C'est cette scène que représente notre gravure, d'après le tableau de M. Olivier Merson,

Saint Louis condamne le Sire Enguerrand de Coucy (Dessin d'Olivier Merson)
Saint Louis condamne le Sire Enguerrand de Coucy
(Dessin d'Olivier Merson)


Les assises condamnèrent le sire de Couci à payer une amende de dix mille livres parisis, à faire enterrer honorablement les trois victimes, à rester trois ans à la, défense de la terre sainte, enfin à être privé du droit de haute justice et du droit de garenne. Les barons se montrèrent irrités. On rapporte, que l'un d'eux, Jean de Thourote, dit en sortant des assises : "Si j'étais le roi, je ferais pendre tous mes barons; car, le premier pas fait, le second ne coûte guère." Le propos fut rapporté à saint Louis, qui adressa ces paroles à Thourote : " Comment, Jean, vous dites que je devrais faire pendre mes barons? Certainement je ne les ferai pas pendre mais je les châtierai S'ils méfont. "
Ce procès célèbre, dit M. Henri Martin, " atteste à la fois l'abaissement des plus puissants barons, pris en particulier, vis-à-vis de la couronne, les limites du pouvoir royal vis-à-vis de l'ensemble du baronnage, et la sévère équité de saint Louis." Qu'étaient ces grandes assises qui condamnèrent Enguerrand de Couci ? Les grandes assises, ou cour du roi, furent d'abord la réunion des barons du domaine royal : leur action ne dépassait pas les limites de ce domaine; elles ne jugeaient que quelques affaires de grande importance. Saint Louis, voulant que la justice fût rendue régulièrement, convoqua les grandes assises plus souvent que ses prédécesseurs. Les seigneurs se fatiguèrent bientôt d'y assister. La plupart ne vinrent plus que de loin en loin.
Ils furent remplacés par quelques-uns de ces légistes qui, depuis Philippe-Auguste, voyaient s'étendre peu à peu leur influence. En même temps, d'autres légistes, répandus dans les diverses cours seigneuriales, s'efforçaient de faire prévaloir partout le droit d'appel en cour du roi; de multiplier le nombre des "cas royaux", c'est-à-dire des affaires qui étaient regardées comme intéressant la royauté, soit directernent, soit indirectement.
Ainsi, les grandes assises, où dominait maintenant l'esprit du droit romain, devinrent le tribunal suprême de tout le royaume.
Ce tribunal prit le nom de Parlement, terme employé jusque-là pour désigner d'une manière générale toute réunion, toute assemblée ayant un caractère politique. Le premier registre des arrêts du Parlement de France est de 1254.


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Toussaint COPPOLANI
Toussaint COPPOLANI

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