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Editorial
(Mai 2012)


Au Club Philatélique Français de Paris en avril

Dominique Hardy a fait un brillant exposé sur un sujet méconnu (de moi-même surtout) et pourtant passionnant : Les Cartes de visite, les Photographies. Les cartes de visite ont pendant longtemps été envoyées par la Poste par marque de politesse pour inviter ou remercier une personne. La poste a donc autorisé leur envoi à des tarifs réduits suivant leur conditionnement. Ces minuscules envois étaient soumis à une règlementation très précise : hauteur de la bande, plis non fermés (pour que l'Administration puisse en vérifier le contenu), limites des inscriptions manuscrites et affranchissement spécifique pour une ou plusieurs cartes.
Les photographies ou "échantillons photographiques" avaient également leur affranchissement caractéristique mais là, les ateliers photographiques ont usé d'enveloppes artistiques gaufrées, embossées etc. ce qui permet de constituer une collection de plis assez étonnante.
Rappel : Si vous habitez Paris ou la région IDF, que vous vous intéressez à l'histoire postale, à la philatélie, vous pouvez agrandir le Cercle en postulant comme membre (voir bulletin d'adhésion : cpfparis.fr), la cotisation - modeste - de 40 € est principalement destinée à couvrir les frais de location des salons de l'Hôtel Bedford (Métro Madeleine).
Les réunions ont lieu à 19 heures 30, le second mardi de chaque mois.
Prochaine réunion le 8 mai : "R. Livnat : Le bureau français de Jérusalem".

Les ouvrages de Giorgio Leccese

Notre ami Giorgio Leccese, bien connu sur internet ( www.dieproofs.it) pour sa collection d'essais et d'épreuves des timbres de France et Monaco publie deux ouvrages sur ce thème que vous trouverez à l'adresse suivante : ilmiolibro.kataweb.it/community.asp?id=143250

Histoire postale

Un article d'Yves Maxime Danan a particulièrement retenu mon attention dans Timbres Magazine par son titre sans équivoque : "Quand des nuls s'égarent en histoire postale...". Une série d'exemples édifiants pour raconter la vraie histoire des surchargés du Richelieu.
Bien que ce ne soit pas mon thème de prédilection, je pourrais faire une analogie avec certains plis de Memel ou de Rouad pourvus d'abondantes surcharges, de magnifiques blocs de 4, des oblitérations comme en rêves les collectionneurs ne sont que des enveloppes improbables réalisées pour les seuls philatélistes, voire tout simplement "fabriqués". Il suffit parfois de regarder la date des cachets, l'ordre dans lequel on peut les reclasser, les tarifs postaux ou tout simplement l'itinéraire pour se rendre compte de la falsification.
Dans un cas comme dans l'autre la simple lecture de données historique permet de voir que le cachet a été apposé a posteriori. Un minimum de connaissance doit être acquis par les collectionneurs avant d'acheter à prix d'or n'importe quoi qui bien que très "joli" esthétiquement n'aura aucune valeur philatélique au moment d'une expertise sérieuse.

Spéculateurs : "à vos marques !"

On se rappelle tous des Marianne tête-bêches et autres friandises concoctées lors d'un précédent Salon Planète Timbres en 2010. Eh bien, La Poste récidive avec quinze bloc-feuillets numérotés de quatre Marianne de Beaujard et une de plus grand format. Le tout en série limitée.
Aujourd'hui on "fabrique" la rareté, elle devenue autant commerciale que dérisoire : quel intérêt pour le collectionneur ?


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