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Les timbres au type Merson : Les Merson perforés
A ne pas confondre avec les Merson pré-perforés des colis postaux d'Alsace-Lorraine (Bien qu'il existe des Merson perforés ET utilisés pour les colis postaux,comme vous pourrez le constater en TD 21 (Thérèse de Dillmont) avec le concours de Monsieur R. JANOT+ de l' (Association Nationale des Collectionneurs de Timbres Perforés). Bref rappel historique(D'après l'Introduction du Catalogue de l'Ancoper)Les timbres perforés sont nés en Angleterre en 1858, date à laquelle Joseph Slooper dépose un brevet pour une machine à perforer. Cette pratique avait pour but de réduire les vols des stocks de timbres par les employés des grandes entreprises. Dès 1840, des "disparitions " de timbres avaient été constatées! La Poste émit une seule réserve pour l'utilisation de ces timbres marqués de signes distinctifs : elles devaient être collées sur des enveloppes à en-tête de l'Entreprise. Dans la pratique, La Poste ne vérifiait pas toujours cette condition, et l'on trouve des timbres perforés sur des courriers personnels, voire des cartes postales de vacances... Les timbres perforés ont été autorisés par plus de 150 pays ou administrations postales. On dénombre aujourd'hui environ 50 000 perforations réparties ainsi :
Les perforés furent autorisés officiellement le 15 novembre 1876 en France, le 6 octobre 1872 en Belgique et le 22 avril 1876 en Suisse. Avant 1873 des maisons de commerce, banques, (Sté Adam, LANGER, SEE Paris,..) avaient commencé à perforer les timbres-poste qu'elles utilisaient de signes distinctifs ou d'initiales. Le Directeur Général des postes par instruction No 119 parue au Bulletin mensuel No 59 du 20 Décembre 1873, rappela une décision du Ministre des Finances qui spécifiait que les timbres altérés ou lacérés avaient perdu toute valeur d'affranchissement et que la correspondance concernée devait être taxée comme non affranchie. Les Chambres de Commerce demandèrent que cet usage soit autorisé dans le but d'éviter les détournements de timbres qui se commettaient dans leurs établissements. Le Ministre des Finances autorisa le 15 novembre 1876 le "public" à marquer les timbres-poste dont il fait usage de signes distinctifs (lettres ou autres marques particulières) obtenus au moyen d'emporte-pièces. Ces marques ne devaient pas dépasser le tiers de la superficie des timbres, devaient être apposées à leur partie supérieure et ne devaient jamais altérer le chiffre de la valeur. Cette décision fut publiée dans le bulletin mensuel des postes No 92 supplémentaire de novembre 1876. Ceci dura jusqu'à fin 1954 Les MersonDifficile de rechercher toutes les valeurs au type Merson perforées par toutes les sociétés. Le catalogue de l'Ancoper étant lui-même en évolution permanente, chaque fois qu'une nouvelle pièce ou société est découverte.Néanmoins, un inventaire permet de dénombrer environ 1827 merson perforés différents sur un total estimé à 50000 timbres perforés dans le monde :
Nos amis collectionneurs de ce type de timbres sont très différents de nous, philatélistes, par l'approche de leur passion : Les pièces sont répertoriées par Pays, Société. Je ne rentrerai pas dans le détail de cette numérotation, mais sachez que l'on compte le nombre de trous dans les lettres, que l'on mesure la hauteur (h) et l'écartement des lettres (p), et que l'on repère la perforation en la comparant par superposition à celle figurant dans le catalogue. Une fois l'identification certaine, le catalogue permet de déterminer le nom de la société, son activité, la ville d'origine de la perforation, les dates extrêmes connues, les Nos Yvert des supports extrêmes rencontrés. Enfin une double échelle (Chiffre/lettre) permet de déterminer la rareté de la pièce (Chiffre : Indice sur détachés 1=très commun, 2=commun, 6=peu courant, 8=très rare) (Lettre : Indice sur documents (lettres) A:commun,..E=Bonne perforation,...) Comment les présenter dans un album ?IL y a plusieurs façon de les répertorier : par numéro Yvert et Tellier (tous les "119", les "120",...) ou par numéro ANCOPER (ex "ACF 42"). Personnellement j'ai opté pour la numérotation ANCOPER. Evidemment, il y a un handicap : chaque fois que l'on ajoute des timbres à sa collection, il faudrait ré-imprimer les pages correspondantes. J'ai préféré, à titre personnel, créer les pages au fur et à mesure de la progression de la collection, en les numérotant et en ajoutant un Index en début d'album, index que je ré-édite régulièrement. Je reprends aussi, dans mes pages d'album les caractéristiques de la perforation, de la société, etc. Si cela vous paraît compliqué, vous pouvez toujours les mettre dans un classeur avec de simples bandes noires et une petite carte de description (de la taille d'un merson) à côté.Enfin, chaque fois que vous avez une perforation sur lettre, il est préférable de la collectionner comme telle.
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